
Quand l’organisation apprenante se transforme en organisation communicante
Peter Senge, spécialiste du management au début des années 2000, a convaincu les leaders d’entreprise et les grands groupes globaux de capitaliser sur une ressource disponible mais sous-exploitée : la motivation et la capacité à apprendre en équipe.
Avant les années 2000 : Le règne du savoir individuel
Avant l’émergence de la théorie sur la création et le développement d’organisations apprenantes, la priorité était accordée au recrutement d’individus intelligents issus de prestigieuses écoles. On valorisait leur capacité à apprendre, conceptualiser et restituer des connaissances théoriques.
- Critères de succès : Diplômes, réseau relationnel et fidélité à l’entreprise.
- Objectifs de formation : Développement industriel et appropriation des nouveaux process de l’entreprise.
Les années 2000 : L’ère de l’organisation apprenante
Introduite à la fin des années 1990, l’organisation apprenante visait à faire face à la complexité technologique, la globalisation et la vitesse du changement. Le leadership devient opérationnel et non plus autoritaire.
| Focus | Qualités & Compétences |
|---|---|
| Recrutement | Capacité à travailler en équipe projet et mobilité intellectuelle. |
| Structure | Organisations matricielles et transmission d’une vision claire. |
| Apprentissage | Gestion de conflit, négociation et conduite de réunion. |
Les années 2010 : Vers l’entreprise communicante
Les années 2010 introduisent le besoin de transformer les entreprises apprenantes en entreprises communicantes. Le digital, les CRM et les grandes conventions favorisent cette nouvelle culture de la communication.
Cependant, rien ne change si la culture de l’entreprise ne valorise pas des “winning behaviors” pour garantir des communications fluides et productives. Cette transformation repose sur des ressources fondamentales et humanistes :
- Le droit à l’erreur et la bienveillance.
- L’acceptation de la différence, l’ouverture et la confiance.
- La reconnaissance de la performance collective et l’entraide.
- Une exigence collective d’éthique et de prise de responsabilité.
L’entreprise ne devient réellement communicante que si elle récompense la collaboration transversale, la générosité, l’audace et l’esprit d’entreprise. Cette ressource illimitée favorise une économie de la connaissance et participe directement au bien-être des acteurs.